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Mercredi 23 août 2006
 
Le Dark Dog Tour est un rallye international moto qui se déroule sur route et sur piste.
  Il est organisée par :
l'ADPSM (Association pour le Développement de la Pratique et de la Sécurité Moto)
et Option Organisation, et est placée sous l'égide de la
FFM (Fédération Française de Motocyclisme).
 
Ó Le Dark Dog Tour accueille 260 concurrents français et internationaux.
Ó Ils sont divisés en deux catégories :
« Expert » (83 pilotes), « Promotion » (167 pilotes).
Les motos en compétition doivent être au minimum de 126 cm3 (250 cm3 pour les scooters) et conformes à la réglementation routière.
Ó Le parcours comporte 9 étapes dont une de nuit, représentant une distance totale d'environ 2900 kilomètres sur routes ouvertes.
 
Toutes les infos sur :
www.moto-tour.com
 
Par Hervé
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Mercredi 23 août 2006
 
Hervé BOUSSANGE
46 ans, marié, 2 enfants
Directeur Publicité COMEXPO, organisateur de salons.
Expériences sportives :
JUDO :
Ó 1977 : champion d'académie Auvergne de Judo
VELO :
Ó Podiums, places dans les 10 en série départementale.
Ó Bordeaux-Paris (640 km) en 25h00
MARATHONS
Ó Berlin 2004 – Paris 2005
MOTO :
Ó 1984 – 1986 : Championnat de France Promosport,
places entre 5 et 15
Ó 1987 – 1988 : Championnat de France 500
Places dans les 10 avec une 350
Ó en 7eme position de la catégorie Classique
(900 Honda de 1980) du Moto Tour 2005
avant casse moteur…
…et aussi… plus de 350 000 km par tous les temps
Par Hervé
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Mercredi 23 août 2006

Aprés une première expérience sur le Dark Dog Tour en 2005 sur une machine ancienne, une 900 Honda Bold'Or de 1980, malheureusement écourtée au bout de deux jours sur casse mécanique (chaine de distribution...), je me suis initialement engagé pour 2006 au guidon de ma 1100 Guzzi Scura.

 

Cette excellente machine, qui me permet d'accomplir chaque jour les 35 kilomètres qui me séparent de mon travail me semblait toute indiquée pour une participation à cette épreuve : gros twin coupleux dans une partie cycle au top (Olhins Brembo, et carbone à tous les étages).

Puis, j'ai eu la chance d'être mis en contact avec Jonas, responsable d'Urgence Scooters Grenelle qui disposait d'un 500 Gilera Nexus. J'avais entendu beaucoup de bien de cette machine. Aprés un essai sur le circuit Carole, j'ai été littéralement enthousiasmé par le comportement du Nexus : agilité, comportement ultra-sain, freinage couplé diabolique... Aprés quelques jours de reflexion, je décidais de délaisser ma brave Guzzi pour prendre le départ du DDT au guidon du Gilera.

Je pourrai ainsi concourir dans la catégorie scooter. Nous sommes 15 concurrents dans cette catégorie dont... 14 Yamaha T Max. J'avoue que l'idée d'apporter un peu de diversité et d'originalité ne me déplait pas. Passionné depuis toujours de motos italiennes, j'ai aussi à coeur de démontrer que le talent, la créativité et l'efficacité ne sont pas la chassse gardée des japonais, même s'ils ont apporté beaucoup à la moto.

Paradoxe : Ja vais tous les jours au boulot avec une moto de course, et je vais faire la course en scooter...

Par Hervé
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Jeudi 24 août 2006

Aprés le premier test sur le circuit Carole, le Nexus a été révisé et préparé par Urgence Scooters de manière simple mais efficace : pot Leo Vince et gallets de variateur permettant de prendre plus de tours en accélération.

Ainsi préparé, le premier rendez-vous se situe sur le circuit d'Albi. J'ai toujours affectionné cet endroit, source de satisfactions passées : c'est là que j'ai marqué mon premier point en promosport 125 en 1985 sous un déluge de pluie. Je décide de rallier Montluçon (terre de mes ancètres et lieu de villegiature) à Albi par la route, histoire de se chauffer un peu. Chargé d'une mini tente de camping et de quelques affaires, j'ai pu apprécier sur les routes viroleuses d'Auvergne, le comportement exemplaire du Nexus, la possibilité de piloter "à vue" de manière intuitive sans être jamais pris à défaut. J'ai apprécié également la protection en traversant 3 gros orages sans m'arreter, simplement en faisant le gros dos derrière la bulle.

Une soixantaine d'engagés au Moto Tour ont fait le déplacement. Je retrouve sur place mes compères du RM 95 : Arnaud Sajoux et Renaud Fanon sur leurs R1, ainsi que Patrick Bigant qui a pu rallier Toulon l'année passée sur la mème 900 Bol d'Or que moi (mieux préparée semble t'il...).

Dés les premiers tours de roue, je retrouve les repères d'une piste sur laquelle je n'avais plus roulé depuis 1988. Seul le pif paf aprés les stands est nouveau. J'ai enfin l'occasion de comparer mon Nexus par rapport à de trés bons T Max : ceux de Didier Lauredi et de Melanie Michel. Le Gilera se comporte trés trés bien en tenue de route et freinage. La vitesse de pointe est au niveau des Yamaha. En revanche, je suis un peu juste en reprises. Je suis surtout handicapé par la garde au sol à gauche à gause du carter de courroie qui limite nettement la vitesse de passage en courbe. A droite, je ne reviens pas des angles possibles, certains pilotes motos qui m'ont suivi m'ont fait part de leur étonnement à ce sujet...

 

Par Hervé
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Jeudi 24 août 2006

C'est donc le sourire aux levres et conforté dans le choix de ma machine pour le DDT, que je remonte sur Magny-Cours.

En traversant l'Auvergne, j'en profite pour reconnaître la spéciale de Villecomtal, au dessus de Rodez. Aprés quelques hésitations dues aux graviers présents sur le bas de cette montée, je me suis vraiment fait plaisir sur cette spéciale courte et technique. Lors de la première montée en compagnie de Frédéric Moreira, nous avons simplement été stoppés par un troupeau de Vaches.

A Magny-Cours, dont je découvrais le tracé moderne, j'ai retrouvé le même plaisir qu'à Albi. Par contre, les problèmes de garde au sol deviennent plus flagrants encore, et me voila contraint de me déhancher un maximum. Voila un vrai, grand et beau circuit de vrai pilotage, qui me console un peu de ne pas courir au Castelet ou à Ledenon. J'ai fait pas mal de scéances, car nous allons courir de nuit sur ce circuit, et une bonne mémorisation est indispensable.

Je n'ai pas eu la possibilité de reconnaître les deux autres circuits de Magny-Cours, celui réservé aux Karts (en scooter, ça devrait aller...) et le circuit école.

Par Hervé
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Samedi 26 août 2006

De retour en région parisienne, aprés avoir sillonné la France, je suis retourné à Carole pour comparer les sensations par rapport à mon premier galop d'essai en Gilera sur ce circuit au printemps. Je retrouve là bas Arnaud, du RM 95 qui s'entraine avec sa R1.

D'emblée, je retrouve les limites de garde au sol à gauche, alors que j'ai l'impression de me trainer... A défaut de pouvoir attaquer en toute serenité, je me concentre donc sur les trajectoires, les points de freinage et les angles du côté droit. Au bout d'une vingtaine de minutes, je finis par trouver la limite de ce petit jeu en effectuant une superbe équerre dans la parabolique. Le pneu arrière a tracé une belle virgule digne du célebre "swooch" de nike dont l'extremité m'a conduit dans... les graviers. Plutôt content que cet avertissement se termine sans dommages et rassuré par le comportement trés sain du nexus au delà de la limite, j'ai décidé d'arrêter les fais pour cet aprés midi, et de ne revenir à Carole qu'avec plus de garde au sol et des pneus neufs.

Par Hervé
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Mardi 29 août 2006

J'ai donc utilisé une bonne partie de mes congés pour reconnaître les différentes spéciales chonométrées du Dark Dog Tour. Harnaché de ma combinaison de cuir en plein cagnard (c'était il y'a longtemps...) au risque de passer pour un prétentieux qui se la pête en scooter ou, pire pour un allemand en vacances.

La première spéciale reconnue fut Jonchery, à côté de Reims : déja parcourue l'année dernière. J'y suis repassé rapidement, mais ce parcours est vite mémorisé. Rien à signaler à part les vignes magnifiques alentour et le revêtement plutôt défoncé.

Plus sérieux : la spéciale de Fiallesuch. Celà ne se trouve pas au pays d'Ikea comme on pourrait le croire, mais dans le tarn, en dessous de Castres. Reco trés importante, car nous allons courir la nuit. Trés belle montée, technique, variée. Ca promet au lumignon... J'ai déja parlé de Villecomtal, qui reste ma préférée.

 

J'ai effectué de nombreuses montées (et autant de descentes) du col de Bleine, ses 6 épingles et son décor vertigineux. J'ai bien aimé aussi.

Que dire de la spéciale de Puget, à deux pas de chez mes parents à Brignoles, si ce n'est qu'il est dur de monter sans l'image de Thierry Rogier à l'esprit. Le revêtement est digne d'un circuit. Cette spéciale est magnifique.

Je suis plus réservé sur Valensole qui, une fois n'est pas coutume, descend. Revêtement pourri, n'ayons pas peur des mots. Sur le Gilera et ses suspensions "viriles mais correctes", j'ai eu le sentiment de faire du jet ski de vague en vague. Allemagne en provence qui suit est heureusement bien plus plaisante.

J'ai bien aimé le col de murs, à deux pas du ventoux qu'il faudra bien que je fasse en vélo un de ces jours, à part un revêtement qui évoque lui aussi le profil de Ribery. Pour finir la série, je n'ai pas trop aimé Cerisiers. Montée puis descente assez rapides, à reconnaître sérieusement !

Quant au mont Faron, qui surplombe Toulon, nous aurons le privilège de l'aborder cette année à la bougie. Une petite cure de myrthille ne sera pas de trop pour rester sur le petit ruban de bitume qui serpente jusqu'en haut !

Par Hervé
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Samedi 16 septembre 2006

Le compte à rebours continue inexorablement, et nous nous rapprochons du départ. Plus que 6 jours avant de partir à Reims affronter dans un premier temps le contrôle technique vendredi matin. Je me rendrai là bas sur le Nexus, l'équipe du RM 95 me rejoignant plus tard sur place. J'espère que ce contrôle se passera sans encombres.

En tous cas, la machine a été préparée aux petits oignons par Jonas, Florian, et toute l'équipe d'Urgence Scooters Grenelle, et tout ça dans la bonne humeur.

 

 

 

 Je m'apprete donc à rejoindre bientôt le départ, sur une machine au top. Pour ma part je me sens plutôt en forme, gavé de myrtilles afin de mieux voir la nuit. Pour l'instant, le seul bénéfice constaté de cette cure consiste à me permettre de mieux viser la lunette des toilettes vers 4h00 du mat... Trève de balivernes, j'ai hate d'en découdre avec mes petits camarades sur les routes de France.

Par Hervé
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Vendredi 22 septembre 2006

Me voila enfin à Reims, aprés un voyage sans encombres sur le nexus qui ronronne d'aise à 6000 tours par cette belle matinée. Je retrouve là bas Arnaud du RM 95 qui passe sa R1 au contrôle. Première surprise : les étriers de frein doivent être freinés (pas précisé au règlement) et les premières victimes jouent de la perceuse et du fil de fer à quatre pattes dans l'herbe. Je passe l'épreuve administrative sans encombres en multipliant les sourires les plus enjoleurs. C'est toujours ça de pris... Je m'attaque à la plus grosse spéciale du rallye : le contrôle technique de la machine.

Dés le départ, c'est mal barré, le nexus n'ayant pas de béquille centrale, je ne peux pas passer au sonomètre. On me signifie alors de me dé...brouiller pour trouver de quoi percher le scoot. Je reviens dix minutes plus tard, équipé d'un moellon détourné de son utilisation première. Une fois le scoot perché, un gentil commissaire, non content de faire fumer mon pneu sur le bitume en s'excitant sur la poignée me fait comprendre que, bien qu'étant dans les normes (88 décibels), je ne suis pas en conformité avec les indications de la carte grise (80 décibels), . Je commence à m'exciter, et on me renvoie me faire voir chez les grecs et essayer d'être encore moins bruyant. Grace à Arnaud et son père, munis d'une perceuse et de rivets, nous gavons le pot de paille de fer from leader price.

Nouvel essai : 87 décibels... Je commence à craindre le pire, mais dans un sursaut de lucidité, mon cher commissaire se montre grand seigneur, et me laisse passer l'épreuve. Ouf, que d'excitation pour pas grand chose, et me voila équipé d'un véhicule aussi bruyant qu'un baillement de Vincent Delerm. Bref, le numéro 164 est dans les strating blocks : la suite dimanche avec Carole le matin et Jonchery l'aprés midi.

Par Hervé
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Samedi 7 octobre 2006

Enfin, c'est le grand départ aprés les affres du contrôle technique. Les choses sérieuses commencent. Nous voila partis, deux par deux dans la nuit pour rejoindre le circuit Carole. Environ 150 km sans histoires. Seul incident : les numéros de course qui se décollent sur la plupart des machines, devis de l'imprimeur certainement trop bien négocié...

 

Je retrouve le circuit Carole tel qu'il se présente souvent : ciel gris, piste humide, pas trés engageant... Comme l'annnée dernière, le hasard des chiffres fait que je me retrouve en dernière ligne sur la grille de départ. De plus, la piste n'étant sèche que sur la trajectoire, il est trés difficile de doubler sans compter sur les erreurs du pilote devant.

 

C'est ainsi que j'arrive à remonter en prenant un minimum de risques jusqu'à la 8eme place, aprés avoir buté sur un balladin plus spectaculaire que rapide. Je commence aussi à réaliser que mon petit Gilera au moteur standard est bien léger en accélération par rapport à la meute de T Max plus tapés les uns que les autres. Le plus impressionnant : un T Mx préparé par Lazareth avec compresseur et 80 chevaux revendiqués. Il me passe (m'enrhume) dans un bruit de boieng. En revanche son pilote est aussi discret et gentil que sa machine est méchante.

Cette formalité accomplie sans dommages, en route pour Jonchery, prés de Reims. Cette spéciale abordée l'année dernière ne m'excite pas énomement non plus. La visite de mes accolytes du Bol d'Or Club de France, Nounours et PO me ragaillardit. J'obtient sans risques la 86eme position sur 171 pilotes et arrive au 9eme ang des scoots. Cette première journée aurait pu être parfaite sans la perte de la chicane de mon pot d'échappement pour cause de bidouillages imposés par mon ami le commissaire technique. J'écope de pénalités (apparues à la fin de l'épreuve pour retard à des contrôles horaires... bizarre... mais il est trop tard maintenant pour vérifier. Enfin, je fais partie des deux idiots qui se font prendre et pénaliser par le radar. Cet exploit me vaudra les quolibets de l'ensemble du team RM 95, le surnom de Baron Noir, et de nombreuses vannes sur les pizzas à livrer en urgence avec mon scoot. Bref bilan moyen pour ce départ.

Par Hervé
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